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Mise à jour du 19/04 : Au coeur du Blizzard
 
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 Oui, je le veux...pas

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MessageSujet: Oui, je le veux...pas   Mar 31 Jan - 3:59


Le mariage est un duo ou un duel

- Emile Augier -


Se retournant sur sa couche, alors qu'il profitait d'un repos bien mérité après une journée de dur labeur, à cause d'un chasseur qui s'était cassé une patte après avoir marché dans une crevasse, Frey soupira d'aise. Depuis le dernier mois, sa vie n'était pas de tout repos, et encore, les relents de cette journée fatidique lui revint en tête alors que les bras du sommeil hésitaient à se refermer sur lui.

¶~¶~¶~¶~¶

Malgré le soleil qui inondait le ciel de ses rayons et l'air de sa chaleur, on sentit presque un vent glacial balayer le camp, suivit d'un cri de rage émanant d'un être qui pourtant, était très dur à faire perdre patience. Alors que deux autres centaures; ses parents, finissaient d'habiller leur fils pour la cérémonie, celui-ci tentait de se faire le plus mou possible, histoire de ne pas leur faciliter la tâche. Pourquoi cela devait-il lui arriver à lui? Bon, oui, au sein du clan, il était un bon parti, des soigneurs, il n'y en avait pas beaucoup, et il avait un certain statue par rapport aux simples chasseurs ou cueilleurs, mais pourquoi fallait-il que se soit elle? Sa mère lui ceignait la taille d'un ruban de soie alors qu'il se posa la question à haute voix.

Presque hilare, son père eut une réponse toute simple : les parents de la femelle étaient ceux qui avaient payé le plus pour avoir une chance que leur fille monte dans la hiérarchie du clan. Sa mère, quand à elle, lui dit qu'il était temps qu'il pense à avoir des enfants, et que cette jeune femme était d'une beauté sans pareille, ce à quoi Frey ajouta que cette beauté était éventuellement cachée par le caractère de cochon qui venait avec elle. Le centaure poussa un soupir alors que sa mère serrait un peu trop la ceinture pour le remettre à l'ordre. Attrapant son garçon par une couette, elle le ramena à sa hauteur et plongea son regard dans le sien.


- Tu n'as pas intérêt à me faire honte mon fils. C'est un honneur pour sa famille que de s'accoquiner avec la nôtre, et tu t'y feras bien, il te faut quelqu'un pour veiller sur toi, et nous ne serons pas toujours là, ton père et moi, alors, tu me fais plaisir, et tu épouses cette fille!

Jetant un coup d'oeil affolé vers son père qui ne désirait pas s'en mêler, le jeune centaure attendit que sa mère sorte de la tente pour aller chercher de quoi lui lustrer les sabots, avant de lui demander si toutes les femmes était aussi effrayante; ce à quoi son père répondit par l'affirmative. Lui aussi, avait été obligé d'épouser celle qui donna naissance au soigneur, et il ne put donner qu'un conseil à son fils; d'essayer de donner son maximum pour ne pas la mettre en colère, et de laisser le temps faire les choses, car avec les années, l'énorme centaure en était venu à apprécié la mère de Fehiryan. Avec un soupir, le soigneur désespéra aux paroles de son père. Comment pourrait-il enfin un jour apprécié celle qui avait fait de son enfance un véritable cauchemar? Trépignant sur place pour dissiper la tension grandissante dans ses pattes, il sursauta lorsque sa mère entra à nouveau dans la tente avec une étoffe couleur blanche. Y jetant un coup d'oeil critique, le fils Rivertam comença à sentir l'envie de prendre ses sabots à son cou et de fuir le plus loin possible avant que sa promise ne le découpe en petits morceaux, ce qui serait fort probable dans un futur rapproché.

Une fois habillé, coiffé, nettoyé de fond en comble par les soins de sa mère, le centaure alla fouiller dans ses sacoches qui avaient été jetées dans un coin de l'abri, parce qu'elles n'étaient soit disant "pas assorties" avec le drapé blanc qu'il abordait. Il en sortit un morceau de plante, qu'il se mit dans la bouche, histoire de se calmer les nerfs. Si jamais il faisait une bêtise durant la cérémonie, sa mère le dépècerait, et son père lui dirait qu'il le lui avait bien dit. Frey commença donc à faire les cent pas dans la tente. Dans quelques minutes, il remonterait dans la haie d'honneur pour se rendre à un autel de fortune, où il épouserait Shentari Telemnar.
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MessageSujet: Re: Oui, je le veux...pas   Mer 1 Fév - 3:43

C’était un véritable cauchemar! Pourquoi cela devait-il lui arriver!? Elle n’avait pourtant pas offensé Sên, ni aucune autre divinité! Dans sa hutte cérémoniale, la mariée piaffait le sol de frustration et d’indignation. Comment osaient-ils lui faire cela?! Ses propres parents étaient des comploteurs de la pire espèce! À cause d’eux, elle se voyait dans l’obligation de marier un imbécile finit au sein du clan. Elle qui rêvait de liberté se voyait maintenant enchaînée à un pauvre type qu’elle détestait par les liens sacrés du mariage! Cette simple pensée la fit frissonner de dégoût. Secouant vivement la tête, la jument espéra ainsi surgir d’un mauvais rêve. Tout ce qu’elle récolta, fut alors les reproches de sa mère qui tentait tant bien que mal de coiffer sa cadette convenablement.

- Shentari, cesse immédiatement ces jérémiades! tonna sa génitrice. Tu vas marier Fehiryan Rivertam et ce, que tu le veuilles ou non! Il est un bon parti! Tu ne pourras rien faire contre cela.

Effectuant une moue de dégoût, la jeune femelle retenait ses larmes avec difficulté. Elle soupçonnait ses parents de toujours lui en vouloir d’avoir délibérément choisi le statut de chasseresse à celui de cueilleuse. Évidemment, ces derniers ignoraient royalement ces accusations infondées. Ils prétendaient qu’ils ne désiraient rien d’autre que son bonheur… ce qu’elle avait beaucoup de mal à croire vu la situation actuelle. Essuyant les larmes de son visage, la jeune centaure grimaça alors que sa mère tirait sur sa longue chevelure couleur terre pour la coiffer. Ses éternelles plumes avaient été troquées pour une multitude de fleurs blanches qui descendaient en cascade sur ses épaules bronzées. Quelques couettes avaient été tressées habilement; un ruban vert croisait les mèches, tel un tissu joliment brodé. Sa cape de fourrure ainsi que son corset habituel furent retirés de son corps musculeux pour ensuite être remplacés par un « justaucorps » couleur émeraude. Un châle en fourrure d’un brun foncé entourait ses épaules alors qu’en guise de bijou, une myriade de fleurs blanches miniatures fut ajoutée autour de son cou, pour ensuite glisser le long de sa tenue. Les mêmes petites plantes décoraient sa queue ainsi que le même type de tresses. Une ligne couleur d’encre entourait ses yeux, faisant ainsi ressortir la couleur vert de ses iris. Finalement, une touche de rouge colorait ses lèvres pulpeuses provenant d’une purée de baies qui teintait facilement la peau.

- Ma fille, tu es sublime! se réjouit automatiquement sa génitrice. Cesses donc de pleurer, sinon tes yeux seront rouges et gonflés et cela n’est pas séduisant!

Si seulement elle savait à quel point elle se foutait de son apparence présentement. Se doutait-elle à quel point ce mariage la détruisait intérieurement? Il était fort probable qu’elle n’en avait rien à faire, pour dire vrai. Et son père, lui, était trop content de pouvoir enfin marier sa fille à un mâle de haut rang! Il n’en avait cure de son malaise émotionnel! Shen ne s’était jamais senti aussi seule qu’en ce moment même. Prenant une grande inspiration, elle ferma les yeux un instant, histoire de reprendre contenance. Si elle devait épouser cet idiot de première classe, elle le ferait. Toutefois, il était hors de question qu’elle lui offre la satisfaction de la voir ainsi démolie! Sa fierté était sa seule amie et Telemnar décida de lui faire honneur. Ouvrant les paupières, la centaure sembla avoir reprit le dessus sur ses émotions à la plus grande satisfaction de sa mère. Elle essuya son visage une dernière fois, puis replaça son châle de fourrure. Les chants cérémoniaux avaient déjà commencé. C’était l’heure. La future mariée prit alors une grande inspiration, puis sortit de la hutte cérémoniale. Son visage était de marbre, dissimulant à merveille les émotions de Shen. Lentement, la jument remonta la haie d’honneur réalisant par ce fait même que son futur époux s’y trouvait déjà. N’importe quelle femelle aurait trouvé Fehiryan séduisant en ce moment même, toutefois, Shentari était différente des autres. Elle ne voyait en lui qu’un imbécile de qui elle serait prisonnière.

Les chants cérémoniaux s’intensifièrent alors que des enfants leur lançaient des pétales de fleurs avec joie. Une fois à l’autel, la jument tendit sa main à Fehiryan afin que celui-ci l’embrasse, comme le voulait la coutume. Le mâle ne semblait pas non plus satisfait de la situation. C’est d’une oreille distraite que Shen écouta la matriarche prononcer les paroles sacrées en l’honneur de leur déesse Sên. La femelle avait le cœur qui battait la chamade et se concentra afin de ne pas tomber dans les vapes. Les minutes s’écoulèrent, quand soudain, la chef du clan Drabadae déclara qu’ils étaient dorénavant, mari et femme. Le temps du baiser était maintenant venu. Elle tendit les bras pour entourer le cou de son nouveau mari sans grande conviction. Son regard croisa celui du guérisseur et leurs lèvres se touchèrent pour la première fois… et la dernière avant très longtemps. Après quelques secondes de ce contact privilégié, Shen bougea son visage en direction de l’oreille de son époux.

- Écoutes moi bien, Fehiryan Rivertam car je ne me répéterai pas deux fois, souffla t’elle d’un air mauvais. Peut-être suis-je dorénavant ton épouse, mais saches ceci : je ne me plierai jamais à tes exigences. Je te serai loyale et fidèle, mais n’espère pas recevoir la moindre once d’affection de ma part. Est-ce bien clair?

La femelle se recula doucement et planta à nouveau son regard couleur forêt dans celui de Frey. Il semblait avoir comprit, ce qui était déjà un bon point. Des acclamations retentirent alors que tout le monde semblait célébrer leur union. Un grand banquet aurait lieu un peu plus tard dans la soirée, après quoi, le couple pourrait se retirer pour vivre leur première nuit nuptiale. Évidemment, Shen n’avait aucune intention de se faire monter par son nouveau partenaire de vie! Il pouvait bien rêver! Elle était beaucoup trop fière pour se faire mâter de la sorte! La soirée se déroula généralement bien. Évidemment, les deux époux ouvrirent la première danse et Shen se fit plutôt docile à ce moment là. Elle se laissait guider par le rythme entraînant des tambours et les mouvements de Fehiryan. Elle trouvait cela presque agréable! Pour la première fois de la soirée, un sourire tout ce qu’il y a de plus sincère se dessina sur ses lèvres couleur vermeille. Rivertam était normalement d’un naturel gaffeur et dingue, toutefois, à ce moment précis de la soirée, il sembla en plein contrôle de la situation. Puis, le moment de se retirer dans la hutte nuptiale arriva finalement. Saluant tout le monde, le nouveau couple se retira donc, comme le voulait la coutume.

Une fois dans la chaumière, Shen retira son châle ainsi que les nombreuses fleurs qui paraient sa tenue. C’est alors qu’elle sentit la présence nerveuse du grand mâle qui se rapprochait d’elle. La jument tourna alors vivement la tête vers lui.

- Non… n’y penses même pas, se contenta t’elle de dire.
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MessageSujet: Re: Oui, je le veux...pas   Jeu 2 Fév - 15:28

Alors qu’il piaffait devant l’autel avec l’envie presque irrépressible de s’enfuir au grand galop, le centaure regarda le ciel. Pourquoi, de toutes les femelles, il était obligé de s’unir à cette folle à lier ? Il rajusta son drapé couleur ivoire, et regarda vers la fin de la haie d’honneur alors que les chants cérémoniaux déchiraient l’air ambiant. Enfin, sa promise lui apparut, et l’espace d’un instant, Frey fut foudroyé par la beauté de Shentari. Puis il se rappela qu’il s’agissait d’une beauté traitresse, un peu comme les grenouilles vénéneuses qui affichent les couleurs les plus criardes. Ou encore une plante carnivore qui attire les mouches avant de les manger. Esquissant un sourire en songeant à sa métaphore, il déglutit pour ravaler la bile que la nervosité faisait monter à sa gorge.

D’une main qu’il voulait ferme, il attrapa les doigts de sa future femme, et remarqua que les siens tremblaient légèrement. Puis, il approcha ses lèvres de la peau, avant de se dégager rapidement, une fois que le geste rituel fut accompli. Affichant un air fier, presque snob, il ne s’empêcha pas de jeter un regard de mort à ses parents un peu plus loin. Il était clair qu’ils s’étaient largement fait graisser la patte par les géniteurs de Telemnar pour qu’elle puisse se marier avec lui. Et ses propres parents étaient probablement extatiques que leur enfant ait enfin quelqu’un pour perpétuer la lignée.

Alors qu’il était perdu dans ses pensées, il entendit d’une oreille nonchalante qu’ils étaient maintenant mariés, et qu’il devait s’embrassé, ce à quoi il répondit avec un air ahuri. Il devait vraiment l’embrasser ? Plutôt embrasser un serpent à sonnette, il avait plus de chance d’en réchapper vivant ! Se tournant vers sa femme, il lui servit le même air lorsqu’il sentit des bras se lier à son coup. Leur regard se croisa, et Frey fut le premier surpris de vouloir lui exprimer de la tendresse. Il l’embrassa doucement, comme s’il ne voulait pas l’effrayer, puis lorsqu’ils se séparèrent, le serpent en profita pour cracher son venin.

Gloussant sous la remarque, il lui servit un sourire, malgré son air sérieux, et répondit à son tour.

- Le contraire m’aurait étonné, ma chère épouse. Cependant, je vais te traiter comme tout homme traiterait sa femme, car les apparences sont essentielles. Mais sache que je n’y tirerai aucun plaisir.

*Mensonges* Tonna son fort intérieur. Lui-même savait bien qu’il appréciait dorloter ses patients, et que probablement sa femme n’y ferait pas exception. Il ferait donc tout à son honneur de rendre la cohabitation plus agréable pour le jeune couple. Les acclamations fusèrent, et les nouveaux mariés descendirent la haie d’honneur sous une pluie de pétales de fleurs. Rendu au banquet, le centaure se fit un point d’ordre de retirer toutes les intruses qui s’étaient logée dans son drapé, et dans ses cheveux ; déjà qu’il était assez peinant de se coiffer le matin, il avait presque mal au cœur de défaire une partie de ses couettes pour éliminer les pétales qui s’accrochaient désespérément.

Vint le temps de la première danse, et étonnamment, le soigneur fut impressionné par la docilité de sa femme. Si elle était pour être aussi docile en publique, son travail s’en trouverait diminué, et cela lui plaisait, lui qui était d’un naturel paresseux. Bien sûr, normalement, il manquait de coordination main-pattes, mais la danse était presque naturelle pour lui, car il adorait cette activité. Remarquant le sourire de sa compagne, il en esquissa un de son propre chef en réalisant qu’elle prenait un réel plaisir en ce moment même. Frey songea qu’au prochain festival, il l’obligerait à passer la soirée sur la piste de danse, histoire qu’elle en tire un maximum de plaisir en sa compagnie. La musique changea progressivement de tempo et le couple alla se rassoir à la place d’honneur. La masse énorme du centaure faisait en sorte que sa femme paraissait d’autant plus minuscule aux yeux des convives. Fehiryan discutait avec une des aînées de l’assemblée, qui avait des problèmes aux articulations, et lui promis de passer la voir la journée suivante pour lui faire des cataplasmes et surveiller l’évolution. Il fut donc surpris lorsqu’on lui annonça qu’il était l’heure de se retirer dans la hutte nuptiale pour la nuit.

Frissonnant, il se leva et salua du regard les gens présents pour leur union, avant de suivre sa femme jusque dans la hutte. Près de l’entrée, il la regarda s’approprier les lieux, et commencer à retirer les divers apparats qui la couvraient. Déglutissant avec peine, il eut un mouvement de recul lorsqu’elle se tourna vers lui, et faillit s’enfarger dans ses propres jambes. Levant les mains, il baissa légèrement la tête pour ne pas paraître menaçant, presque soumis devant elle.

- Non, je voulais seulement…Proposer mon aide pour les fleurs, il y en a beaucoup, et ça irait plus vite à deux ? Je ne te demande rien en retour…Enfin si, de ne pas me tuer dans mon sommeil, ça serait apprécié.

Attrapant le crin de la queue de sa femme, il élimina avec délicatesse, toute trace de pétales, de pédoncules, et de feuilles qui pourraient encore y élire domicile. Puis, se mettant dos à elle, il commença à retirer son drapé, l’air très mal à l’aise. Il n’aimait pas particulièrement se trouver sans ses apparats devant quelqu’un, mais il devrait s’en accommoder. Détachant les diverses partie de sa coiffure, il se saisit ensuite d’une brosse à cheveux, et s’installa sur le sol pour entreprendre la fastidieuse tâche de défaire les nœuds dans sa crinière. Pendant se temps, ses yeux dérivaient ça et là, mais principalement vers sa nouvelle conjointe. Il remarqua tous les petits détails qui constituaient sa personne, et un sourire naquit sans qu’il le veuille.

- Je ne te l’ai peut-être pas dit, mais tu étais belle aujourd’hui, mais présentement, tu es magnifique sans tous ces apparats.

Cette phrase n’avait pas le but de la rendre mal à l’aise, ou de la flatter pour parvenir à ses fins. Frey exprimait seulement un fait, une idée, de la seule manière dont il était capable ; avec franchise. Il se sentit soudainement fier qu’il soit le mâle qui possédait une telle beauté sauvage, alors qu’il retournait à la tâche de démêler ses cheveux. Une fois la tâche accomplie, il reposa la brosse sur la table, et, ne sut plus trop où se mettre. Devait-il l’inviter à partager sa couche, avec lui, ou encore lui proposerait-il de prendre les couvertures et de le laisser dormir un peu plus loin ? Comment était-on supposé passer les soirées en étant marié ? Attrapant une de ses fidèles sacoches qui traînait dans un coin de la hutte, probablement apportée par sa mère, puisqu’il ne s’en séparait jamais très longtemps, il en sortit son habituel couteau et un morceau de bois déjà entamé. L’esquisse d’une rose sauvage commençait à y naître, et il continua sa tâche, à la lueur des lanternes, ne s’occupant que plus ou moins de sa conjointe.

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