
Ephaëlya Mise à jour du 19/04 : Au coeur du Blizzard |
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| | " Des Marchands, des mercenaires, du sable à perte de vue ..." | |
| | Auteur | Message |
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Frerenn Deadwood Maître de guerre

Messages : 73 Métier : Chef de Guerre / Mercenaire / Traqueur Age du personnage : 35 Alignement : Neutre
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 | Sujet: " Des Marchands, des mercenaires, du sable à perte de vue ..." Jeu 3 Nov - 6:28 | |
| Oryenna, Désert du Zénith, Oasis.
Du sable. Encore du sable. Des grains aux reflets cuivrés à perte de vue. Rayons de l’astre solaire, perfides lueurs se reflétant sur les dunes. Le désert du Zénith, un endroit parfait pour faire pourrir des cadavres. L’aube se lève. Une bourrasque brûlante réveille en un instant les habitants des terres arides. Un homme foulait de ses pas le sable ardent, silhouette incertaine au milieu des mirages. Bravant la fatigue et la chaleur, il cheminait avec une lenteur extrême, vers l’Oasis. L’Oasis : Passage obligé des marchands, en quêtes de fortune, vers la capitale. Repère de saoulards et de débauchés. Pourtant, un contrat y attendait notre ami. L’or, maîtresse cruelle, piégeait bien souvent les hommes. Encombré par ses braies devenues lourdes, une sueur brûlante suintant par les pores de sa peau, sa chevelure collant à son visage, l’être marchait, encore. La fatigue ne semblait l’attendre. Il touchait au but. Enfin, au détour d’une dune, il aperçut l’Oasis. Des arbres aux troncs solides et aux feuilles fines, que certains nomades nommaient palmiers, s’étendaient autour d’un vaste point d’eau. Des tavernes, beaucoup de tavernes. Quelques masures tenant encore debout, par quelque miracle. Des échoppes à l’allure peu reluisante, mais qui semblait néanmoins, faute de dissuader, attirer quelques clients. Une milice qui semblait patrouiller entre deux choppes de bière. Et pour compléter ce tableau, il y’avait bien sûr les habitants. Tout un monde qui s’activait en fonction de la clémence ou des caprices des vents, cruels en ce lieu. Des nains, des humains, quelques lycans, et de rares marchands elfe composés cette populace.
Une haute silhouette à présent se frayait un chemin parmi la foule qui se pressait un peu partout dans le « campement ». Elle déambulait au milieu des badauds, à la recherche du point de rendez-vous : une auberge où les commanditaires étaient censés l’attendre. Après quelques minutes, le personnage à la haute stature s’immobilisa. Il se trouvait devant la porte de l’auberge du Tigranex Rouge, la rumeur des rires ivres et des plaisirs de la table parvenant à ses oreilles. Après une infime seconde d’hésitation, il finit par pousser la porte de la gargote. La rumeur qui lui parvenait quelques instants auparavant s’interrompit, brusquement. Un regard gris acier balaya l’assistance, réduite au silence par son arrivée. De nombreuses personnes à l’aspect plus ou moins prospères l’observaient, sans un mot. Ils étaient à n’en pas douter des marchands pompeux à la recherche d’un peu plus d’or à mettre dans leur coffre, ou du moins, ils en avaient tous l’attitude. Frerenn abaissa sa capuche, et découvrit son visage. Il se dirigea lentement vers une table vide, au fond de la salle, décrocha sa hache de guerre et la posa à ses pieds, contre le mur, avant de s’asseoir. Il sortit d’un sac de toile récemment volé une pipe en if, la bourra avec de l’herbe à fumer, et l’alluma. A ce moment précis, un importun se posta devant le Lycans. Tirant une bouffée sur sa pipe, Frerenn releva lentement sa tête, et planta ses yeux dans ceux du petit humain courtaud, au visage rond et aux joues rouges, comme on plante deux dagues d’acier dans une chaire tendre. Le teint du petit homme vira au cramoisi. Reprenant toute contenance, il finit par dire en balbutiant, tout en attrapant d’une main son pourpoint :
« Se…Seriez-vous mercenaire ? Nous aurions besoin de… » « Je serais votre éclaireur. Maintenant, du balai petit homme. » « Mais, comment osez-vous ?! Savez-vous à qui vous parlez ? Je suis un marchand respectable et… » « J’ai dit, du balai. »
Ces dernières paroles prononcées, Frerenn se détourna, et rabattit son capuchon. Outré, le marchand s’éloigna sans demander son reste. Quelques instants plus tard, le bruit d’une hache qu’on aiguise se mit à raisonner dans l’auberge, et se mit à meurtrir les oreilles des marchands. Lentes torture que voilà. Entouré par un nuage de brume épaisse à l’âcre odeur, la Découpeuse dans une main, une pierre à aiguiser dans l’autre, sa pipe entre les dents, l’étrange Lycans observait avec attention la porte, seul, sans un bruit. A première vue, les marchands semblaient être agités, ne fusse que par la présence de cet homme qui leur faisait froid dans le dos, et dont ils semblaient s’être éloigné le plus possible, à présent massé à son opposé. L’assistance semblait toutefois incomplète, et qui sait quel genre d’individu viendrait à passer le seuil de cette porte. Une chose pourtant était clair : ceux qui le feront ne seront sans doute pas des individus ordinaires.
Dernière édition par Frerenn Deadwood le Mer 16 Nov - 7:19, édité 1 fois |
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 | Sujet: Re: " Des Marchands, des mercenaires, du sable à perte de vue ..." Mer 9 Nov - 3:59 | |
| Un vent chaud balayait le sable chaud de ces chaudes contrées. Chaud... Chaud... Chaud...
Elliot n'en pouvait plus. Comment est-ce que l'air, le sol et le soleil pouvaient atteindre de telles températures ?! Sa peau avait brunie au soleil jusqu'à atteindre un teint mat au fur et à mesure qu'il s'approchait de ces contrées. Mais même comme ça on lui avait conseillé de prendre une longue cape claire et des chausses épaisses afin de braver le désert. Une large capuche lui cachait en partie le visage, protégeant ses yeux du soleil qui brillait haut dans le ciel mais pas de sa réverbération sur le sol clair. Le jeune garçon sortit d'une poche nouée à sa taille un petit carnet improvisé et le regarda. Il avait entreprit, depuis le début de son voyage, de dessiner une carte des lieux qu'il traversait. Elle n'était pas vraiment juste mais au moins ça lui donnait une vague idée de ce qu'il faisait et de ce qu'il voyait. On lui avait dit qu'il pouvait soit remonter vers la cité de l'aurore, soit descendre vers les landes éternelles en passant par Oasis, et dans son habituelle candeur il avait pensé "oh, une ville au milieu du désert ? Il faut que je vois ça !". Aujourd'hui, il se demandait de plus en plus s'il allait réellement réussir à l'atteindre, cette oasis... Il n'avait presque plus d'eau dans la large gourde qu'il avait fixée dans son dos.
Arrivé au sommet d'une dune, il vit enfin sa rédemption. Et si ce terme vous semble exagéré c'est que vous n'avez jamais eut vraiment soif. Devant lui, une large oasis autour de laquelle s'amassaient des tavernes, des maisons, des caravanes, des arbres... Mais soyons francs, ce que vit Elliot à cet instant était uniquement le reflet du soleil sur la masse aqueuse. Il dévala la pente, tomba, roula, se remit sur pieds, couru quelques mètres encore, tomba à nouveau et termina au sol, le nez dans le sable.
"- hum... vous avez besoin d'aide ?"
Le louveteau releva le nez et regarda son interlocuteur. Un grand homme dont on voyait à peine le visage à cause de ses larges vêtements de toile.
"- j'ai soif..."
L'homme leva un sourcil désappointé et lui tendit la main pour l'aider à se relever avant de lui montrer d'un mouvement de tête la taverne un peu plus loin. Le garçon ramassa sa gourde qui s'était ouverte dans la débandade, sa lance, replaça sa capuche sur sa tête, et releva la tête vers l'homme pour le gratifier d'un sourire... Mais ce dernier était déjà reparti. Il fallait croire qu'ici les gens ne prenaient pas la peine de s'arrêter plus de quelques secondes au soleil, ce qui, en soi, ne semblait pas totalement idiot. En effet, il commençait à faire vraiment chaud... La petite silhouette se hâta donc vers la porte de la taverne et il entra au pas de course, ouvrant la porte violemment. Il se figea un instant. Tout le monde le fixait. Avait-il fait tant de bruit que ça ? En fait, en y faisant un peu plus attention, les gens regardaient alternativement le louveteau et un étranger inquiétant assit à une table au fond. Un grand homme aux cheveux sombres aiguisait sa hache... Une hache ?! Elliot s'avança d'un air le plus décontracté possible du bar en souriant. Un aveugle aurait sentit qu'il n'était pas décontracté du tout.
"- un grand verre d'eau s'il vous plaît !" lança-t-il en lançant par la même occasion sa bourse sur le comptoir. Bourse qui tomba dans un petit "ploc". Le teint du garçon pâlit. Il avait oublié ce détail. L'achat de son attirail de voyage avait lourdement pesé sur son budget. Il ouvrit la bourse et en sortit une maigre pièce. "- hum... Et une bonne idée pour me faire un peu d'argent... Ce serait sympathique aussi..."
L'assistance semblait avoir reporté son attention sur ses propres affaires. Quant à Elliot, il se demandait s'il y avait toujours une ambiance aussi lourde dans cette auberge... Il se retint d'engloutir son verre d'eau et regarda d'un air suppliant le tavernier qui lui répondit qu'il y avait probablement des gens qui cherchaient escorte. Mais le ton de sa voix semblait sous entendre quelque chose de plus proche de "retourne chez ta mère". Elliot ne se découragea pas pour autant. Prenant son courage à deux mains et sa lance dans la main droite, il monta sur le tabouret et se tourna vers l'assistance.
"- Si vous cherchez escorte, je suis un mercenaire et j'ai besoin d'argent ! Je peux escorter des marchands jusqu'à la ville qui leur plaît."
Un homme se leva et s'approcha de lui. "- Petit, ça m'étonnerait que tu sois déjà capable de te protéger tout seul..."
Le regard du louveteau changea. D'un geste vif il plaça la pointe de sa lance à quelques centimètres de la gorge du marchand et d'un ton froid il demanda : "- Tu remets en cause l'entraînement donné par ma meute ?" Puis il éloigna sa lance brusquement et prit un air gêné. "Je suis pas le plus doué d'entre nous, c'est sûr, mais je me débrouille assez pour être venu ici tout seul et savoir battre pas mal de trucs. Vraiment personne n'est intéressé ?"
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|  | | Frerenn Deadwood Maître de guerre

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 | Sujet: Re: " Des Marchands, des mercenaires, du sable à perte de vue ..." Ven 11 Nov - 23:47 | |
| Affrontement entre la pierre à aiguiser et l'acier. Un bruit strident résonnait dans les esgourdes de chaque membre de l'assistance. Douce torture que voilà. Frerenn continuait d'affûter son outil de travail, d'une lourdeur délibérée. Il aimait spécialement tourmenter de cette manière si particulière quelques âmes faibles. Toutefois, il est vrai que ces insignifiantes créatures allaient lui fournirent, au terme du contrat qu'ils lui destinaient, une somme rondelette d'or sonnant et trébuchant. Songer à s'arrêter ne serait dans ce cas, pas une idée totalement dénuée d'intérêt. Immergé dans ses réflexions les plus profondes, il fut pourtant dérangé dans ses rêvasseries, par la rumeur d'une porte qu'on ouvre, de manière pas tellement délicate. L'homme à la haute stature fronça légèrement les sourcils, tira une longuette bouffée sur sa brûle-gueule, et observa avec attention le nouveau venu. Il était petit. S'était à vrai dire, bien la première chose que l'on remarquait chez ce petit bout d'homme, outre les différents tatouages qui ornementaient son corps. Il semblait chétif, et pourtant portait une musculature sèche et légère. Il ne semblait guère avoir plus d'une dizaine d'année, et sa présence semblait incongrue en un tel lieu, seul. D'ailleurs, Frerenn ne comprenait pas pourquoi le tavernier lui avait laissé faire plus de deux pas dans son office.
Hé quoi ! Une taverne, ce n’est pas un lieu approprié pour des gosses ! Laissant de côté ces quelques réflexions futiles, il remarqua que le gamin venait de lui jeter un rapide coup d’œil, avant de se diriger vers le comptoir, un sourire que l'on présentait forcé sur ses lèvres. Le Lycan sourit sous son capuchon. Et bien, s'il avait fait une si forte impression au jeunot, celui-ci devrait songer à déguerpir diligemment de cet endroit. Bien sûr, il était aussi possible que ce ne soit pas lui qui le rendait un poil mal à l'aise, auquel cas, il pouvait de la même manière, décamper. Sans savoir réellement pourquoi, Frerenn continuer d'observer avec attention ce petit jouvenceau. Il sembla demander au tenancier un verre d'eau, chose bien sûr des plus communes dans un désert où l'on crevait par le manque d'eau et par la température effroyable qui y régnait. Il tira une nouvelle bouffée sur sa pipe, et attendit. Le gamin était pris dans une conversation silencieuse avec le barman. Après quelques paroles échangées, l'expression du gosse semblait se muer, progressivement. Il finit par agripper sa lance, et sans le moindre signe encouragea, se planta sur un tabouret. Intéressant. Une fine fumée s'échappait des lèvres entrouvertes de Frerenn. Il devait reconnaître qu'il était un peu surpris par ce curieux élan.
"- Si vous cherchez escorte, je suis un mercenaire et j'ai besoin d'argent ! Je peux escorter des marchands jusqu'à la ville qui leur plaît."
Alors là, pour être surpris, il était surpris. Ce gamin était un mercenaire. Bon, il n'y croyait pas vraiment, mais au moins, il fallait lui reconnaître qu'il possédait un certain cran, et une certaine audace. Légère agitation dans la partie avancée de la pièce. Les marchands semblaient un peu troubler par cette déclaration, et l'un d'eux, qui curieusement se trouvait être le marchand courtaud au visage arrondi et aux joues rouges, se leva, et se posta devant le garçon, les poings sur les hanche, bombant le torse, ce qui eut pour effet de ne gonfler qu'un peu plus sa petite bedaine.
"- Petit, ça m'étonnerait que tu sois déjà capable de te protéger tout seul..."
Voilà bien une réplique qui en aurait arrêté plus d'un. Pourtant, le court sur patte ne semblait pas cet avis. Au contraire. La lance qu'il tenait auparavant comme un jouet vint se caler directement à quelques centimètres de la gorge grassouillette qui se trouvait en face de lui. Le geste avant été vif, précis. Pas trop mauvais pour un gosse, finalement. Au même instant son regard changea, et d’une voix glaciale, il demanda au commerçant s'il remettait en doute l'entraînement donné par sa meute. La pipe de Frerenn s'éloigna de sa bouche, lentement. Il se leva sans un bruit. Il était à présent debout, et dominait l'arrière de la salle de son imposante stature. D'autres marchands s'étaient levés, et semblaient vouloir corriger le gamin qui venait ni plus ni moins d’agresser leur patron. Comme si elle n'avait rien remarqué, la petite silhouette continua son discours, écartant brusquement sa pique en prenant un air gêné, et finit par réitérer son offre, désirant savoir si réellement personne n'était intéressé par ses services. Le Lycan choisit se moment pour s'approcher du petit attroupement qui venait de se former, certains à l'air un poil plus agressifs que les autres. Frerenn, attrapa fermement l'avant-bras du jeune interlocuteur, et le fit descendre doucement de son piédestal. Sans mot dire, il l'amena à sa table, sous le regard médusé de l'assistance. Il lui souffla de ne pas bouger, et partit voir le marchand. Celui-ci sembla se renfrogner, et finit par rougir, avant de se détourner et de se rasseoir. Le reste des marchands sembla prendre ce signal comme celui de la retraite, et tous finirent par s'asseoir. Frerenn se dirigea vers sa table, où était campé le garçon, et finit par faire comme tout le monde : s'asseoir. Pendant un moment, il ne prononça aucuns mots, muré dans le silence. Peu habitué à ce genre de situation, il commençait à être un peu gêné, et ne savait que faire. Pour se donner une légère contenance, il remit sa brûle-gueule entre ses dents, tirant une longue bouffée de cette herbe à fumer savoureuse. Il finit par faire remarquer d'une voix grave, à moitié amusé :
« Pas très discret comme entrée. » |
|  | | Mordrakan Sombracier Ephaëlyen débutant

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 | Sujet: Re: " Des Marchands, des mercenaires, du sable à perte de vue ..." Dim 13 Nov - 20:47 | |
| Le sable sous les pieds d'Heren virevoltaient haut dans les airs avant de retomber, en fin nuage de poussière, dans l'étendu doré qu'était ce désert, à la fois libre de population et d'espoir. Un vautour accroché à ce qui semblait un très ancien arbre desséché regardait la scène qui se produisait avec des yeux approbateurs voir gourmands. L'homme qui courrait avait le visage taché par son sang, presque tout coagulé. Il haletait difficilement et tombait à chaque dix pas avant de se relever prestement, regardant sans cesse derrière lui à la recherche de son poursuivant. Une silhouette d'un géant, marchait à grand pas, imperturbable. Il portait une armure noire de plaque le recouvrant entièrement. Son heaume ne laissait aucune chance à Heren de découvrir le visage de son prédateur. Une énorme épée sur son épaule droite, Mordrakan suivait ce petit homme maigrichon depuis un petit village bordant le désert. Il avait hésité à le prendre en course, sachant le désert du zénith mortel pour ceux qui n'avait pas assez d'eau pour le traverser. Il avait regardé sa gourde et satisfait s'était mit en chasse de sa proie. Celle-ci criait à présent en tentant de s'enfuir lamentablement.
-Grâce ! Grâce ! J'ai remis l'or à votre patron et en totalité ! Donnez... laissez-moi la vie, étranger. Grâce !
-Le Baron a bien reçu votre or mais maintenant il veut votre tête. Arrêtez de courir, nous sommes seuls.
Le chasseur de tête dégoupilla sa gourde et but à grosse gorgée devant le regard suppliant de l'Homme.
-S'il-vous-plait. Je n'ai plus de force... Laissez-moi partir... Je... Je...
Heren se mit à pleurer, sachant sa vie en danger. Il déposa sa main entre sa main. Mordrakan le surplombait maintenant de toute sa grandeur, l'épée toujours sur son épaule. Il ne semblait aucunement fatigué mais il était dur d'en savoir sur un homme au visage masqué par un heaume de fer.
-Pitoyable. Tu fais honte à ta race, humain. Ce ne sera pas la première fois, cependant.
Il leva son arme haut dans les airs, cachant maintenant le soleil à Heren. Il se mit à crier et ramper vers son salut. Il n'en eut pas le temps, l'épée noire de Mordrakan le fauchant, sans pitié.
-Ainsi mourut le plus peureux des hommes, se dit-il à lui. Il s'employa alors à fouiller le cadavre. Découvrant sa bourse, il transvida son contenue dans la sienne.
Regardant autours de lui les dunes semblant sans fins, il savait cependant exactement où il était. Il avait compté ses pas depuis le petit village, maintenant sachant qu'il était plus près de l'Oasis que de la civilisation. Il en avait si chaud qu'il aurait tué pour... Même sans chaleur il aurait tué, se rappela-t-il.
Il avait marché deux heures depuis lors. Un village se profilait à l'horizon et il sut qu'il était arrivé à L'Oasis. Sans tarder, il y entra, sachant sa gourde presque vide. Il entra dans la première des nombreuse taverne avoisinante. Là, il n'y avait pas beaucoup de client. Un enfant et un homme à une table, un tavernier au comptoir et un homme grassouillet seul au bout de la salle. S'approchant du bar, il fut surprit d'entendre les mots du tenancier.
-Vous venez pour la mission vous aussi ?
-Tout dépend de la récompense... Pour l'instant ce sera pour remplir ma gourde.
Il entama la conversation avec le tavernier et le gros homme se rajouta la conversation. Après avoir tout entendu ce qu'il trouvait important, Mordrakan se dirigea vers la table où les deux mercenaire parlaient. Les deux se tournèrent à son arrivée et pour la première fois, il enleva son heaume, découvrant son visage blême et ses cheveux d'un noir d'encre. Ses yeux de la même noirceur percutèrent ceux de Frerenn.
-Il paraît qu'on va devoir faire équipe, déposant son épée lourde près de lui et s'asseyant.
-Cela risque d'être intéressant, dévoilant son sourire à demi. |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: " Des Marchands, des mercenaires, du sable à perte de vue ..." Lun 14 Nov - 3:46 | |
| Le regard des gens autour de lui n'inspirait pas particulièrement confiance. Plus exactement, le louveteau commençait à se dire que son entrée n'avait pas été des plus subtile. Bon, il allait arranger ça. Sa bouche s'entrouvrit pour parler à nouveau lorsqu'on lui saisit le bras fermement. Il se tourna vers l'homme à la hache qui le fit descendre du tabouret et l'emmena jusque sa table. Elliot n'osait pas prononcer un mot. Il s'assit sagement, se recroquevillant un peu sur son siège alors que l'homme se leva et alla parler avec les marchands. Puis il revint et le garçon se recroquevilla plus encore. L'homme était grand, impressionnant, il ne disait pas un mot et fumait quelque chose qui piquait les yeux... Une longue cicatrice lui barrait la joue droite et le garçon, presque immobile, n'osait pas même imaginer dans quelles circonstances il avait pu l'obtenir... Il gratouillait du bout de l'ongle le bois de la table et regardait l'homme par intermittence. Il se doutait que celui-ci avait arrangé quelque chose avec le marchand mais n'était pas vraiment capable de déterminer quoi. Une embauche ou bien juste le fait qu'on le laisse vivre ?
« Pas très discret comme entrée. »
Ces mots brisèrent le silence et par la même occasion une grande partie de la tension qui s'accumulait dans les muscles du dos d'Elliot. D'autant que l'homme n'avait pas vraiment l'air énervé. Le garçon se redressa.
- désolé, je suis pas habitué. Je fais pas trop ça d'habitude. Enfin ça dépend, je suis pas un guerrier à la base. Je voyage juste, pour rencontrer des gens, voir le monde. J'm'appelle Elliot. Je viens de loin...
Les yeux du garçon se reposèrent sur l'homme et lui vint comme un évidence que le fait qu'il ait brisé le silence ne voulait pas obligatoirement dire qu'il voulait être ami, parler ou même faire connaissance. Ses lèvres se refermèrent et il se crispa légèrement.
Il paraît qu'on va devoir faire équipe
Le garçon sursauta et d'un geste brusque porta la main à son arme. Surprit, il s'était immédiatement mis sur la défensive. Puis il lâcha sa lance, restant pourtant particulièrement tendu. Pourquoi fallait-il que ses deux compagnons soient aussi intimidants l'un que l'autre ? En plus, une légère odeur flottait autour de cet homme là. Il n'arrivait pas à mettre le mot dessus, mais il ne l'aimait pas. Quelque chose d'un peu métallique, âpre. Il était grand, de carrure imposante, les cheveux et le regard sombre. Il avait déposé une immense épée à côté de lui et souriait de manière inquiétante.
"hum... euh, intéressant... oui... en effet..." Le louveteau n'avait pas réussit à faire plus que de bafouiller ces quelques mots lorsqu'il comprit quelle était cette odeur. Du sang. Il avait dû être en contact avec quelqu'un qui venait d'être tué. Le garçon n'osait former l'idée qu'il avait tué quelqu'un récemment. Il baissa les yeux sur sa main qui se remit à gratter le bois machinalement... |
|  | | Frerenn Deadwood Maître de guerre

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 | Sujet: Re: " Des Marchands, des mercenaires, du sable à perte de vue ..." Mer 16 Nov - 7:22 | |
| Décidément, l'imposante silhouette ne savait guère ce qu'elle devait faire ou entreprendre lors de ce genre de situation inconfortable. Il n'avait rien trouvé d'autre de mieux à dire, pour rompre le silence pesant et incommodant qui régnait autour d'eux ; car il est vrai que dans le même temps, il avait été plutôt amusé par la vaine tentative de recrutement du garçon, que, et qui plus est d'une voix amusée : « Pas très discret comme entrée ». Étant pourtant un être taciturne, il n'avait pas vraiment besoin d'être une personne énormément complaisante pour savoir, à la seconde même où ces mots s'échappèrent de sa bouche, que ces quelques paroles étaient une bien piètre tentative de briser la glace, comme avaient coutume de dire les humains. Curieusement, ces mots n'eurent pas l'air de rebiffer le jeune homme, qui se mit au contraire à produire une légère vague de parole, qu'il lâcha sans s'arrêter, d'une traite. Frerenn, l'immense Lycan, n'y prêta pas attention, n'ont pas qu'il n'en avait cure, mais plutôt était-ce dû au fait que son attention venait d'être accaparée ailleurs, momentanément. Quelque chose ou quelqu'un venait de faire irruption dans la salle. Un personnage dégageant une terrible aura, dans l'auberge venait d'entrer. L'odeur de cet étranger, tout comme la sienne par moments, agressait les narines du Lycan, rependant en elles des émanations âcres, rouillées, métalliques. En somme, l'exhalaison pestilentielle de la mort et du sang émanant de cet être, pour Frerenn, était visible comme le nez au milieu de la figure. Il était tout de noir vêtu, portant une armure de plaque à l'allure solide, et un heaume vissé sur la tête ne laissant entrevoir le moindre de ses traits. Avec lui, bizarrement, le tenancier n'adopta pas la même attitude. En effet, celui-ci lui demanda sans détour s'il venait ici pour la mission. Il finit par tenir conversation avec le tavernier et le marchand courtaud, qui s'était rajouté discrètement à leur conversation. Puis, sans crie-et-gare, il se dirigea vers la table où le Lycan et le jeune homme étaient postés. D'un geste fluide, le nouveau venu retira sa coiffe, laissant découvrir un visage blême, encadré par de lourds rideaux obscurs. Des yeux, d'une terrible noirceur, rencontrèrent ceux d'un gris acier déroutant. Un duel silenceux se livrait face au jeune garçon. Sans lâcher le Lycan du regard, l'homme à la haute stature prononça ces quelques mots, un sourire un coin encré sur la face : « Il paraît qu'on va devoir faire équipe, cela risque d'être intéressant. » C'est à ce moment précis que l'attitude du garçon, qui, il fallait bien le reconnaître, avait momentanément disparu de l'esprit de Frerenn, l'attira du coin de l’œil. Il venait de sursauter en entendant discourir leur « nouveau compagnon de route », probablement qu'il ne l'avait pas vu, ou même entendu arriver. Plutôt problématique pour quelqu'un qui se disait mercenaire. Plus que troublé, le jouvenceau ne réussit qu'à balbutier quelques mots. Un silence tendu s'installa entre les trois hommes. Aucun mots ne s'étaient échappés de la bouche du solitaire mercenaire, lorsque le nouveau venu leur avait annoncé qu'ils feraient équipe, à priori. Si tel était le désir des marchands, il devait en être ainsi. Pourtant, Frerenn répugnait à l'idée de devoir faire équipe avec cet homme. Curieusement, il lui rappeler trop de souvenirs corrupteurs, ou plutôt, de souvenirs ensanglantés, sans qu'il puisse avouer exactement pourquoi. Détournant enfin son regard de l'homme à l'armure de plaque, il se tourna vers leur jeune compagnon, et l’observa les bras croisés, sans un bruit. Machinalement, il attrapa sa brûle-gueule, la ralluma, étant éteinte depuis un bon moment suite à ces distractions momentanées, et en tira quelques bouffées. Il finit par lâcher, d'une voix totalement neutre. « Dis-moi gamin, t'en as déjà fait des missions comme celle-ci ? » Frerenn éprouvait tout de même un sérieux doute. Il se demandait à présent s'il n'avait pas fait erreur en sommant le chef des marchands, le menaçant et le brutalisant un petit peu, d'engager ce jeune homme qui ne manquait pas d'audace et de babille. Il est vrai que celui-ci lui avait fait sur lui une forte impression, au départ, mais maintenant... Frerenn espérait de tout cœur que ce gosse allait se reprendre. Même dans la peur, on ne devait se montrer insondable devant un ennemi potentiel. Et cet homme en face d'eux, de par ce qu'il dégageait, pouvait bien être considéré comme ennemi potentiel. Sur ces mots, il se détourna un instant, planta son regard gris acier dans celui du second interlocuteur, sans ciller. Il se cala un peu plus sur son siège, tira une nouvelle bouffée sur sa pipe, et cracha un nuage de fumée âcre, verdâtre. Un sourire fendit l’épaisse brume. Cachée par la fumée, la tête de Frerenn, d’un coup s’y dégagea, semblant un instant flotter dans cette masse vaporeuse. Son regard était dur et féroce, et son rictus, semblait dégager quelque chose d’un peu malsain. D’une voix rauque, il finit par ajouter, à l’adresse de l’homme en armure. « Tu ne m’inspires pas du tout confiance mon gars. Voir ta tête pourrir sur le manche de ma hache pourrait être d’un superbe effet. »((Hrp : Si vous voulez qu'on avance plus dans le rp, genre qu'on commence la ballade, n'hésitez pas à prendre les devants Perso j'ai eu la flemme pour ce post )) |
|  | | Mordrakan Sombracier Ephaëlyen débutant

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 | Sujet: Re: " Des Marchands, des mercenaires, du sable à perte de vue ..." Mer 16 Nov - 19:19 | |
| La fumée s'extirpant de la pipe du mercenaire lui piqua les yeux. Un sourire se dessina sur le visage de Mordrakan malgré la sensation humide se créant dans son regard.
- Tu ne m’inspires pas du tout confiance mon gars. Voir ta tête pourrir sur le manche de ma hache pourrait être d’un superbe effet.
Ces mots résonnèrent comme une blague dans l'esprit du lycan en armure. Il s'esclaffa, si fort que les gens autours, gênés, tentait de regarder ailleurs, tous silencieux. Il rit pendant près d'une dizaine de seconde, ayant tellement trouvé drôle le mercenaire qu'il eut peine à arrêter. Soudainement, il agrippa Frerenn par le col avec la vitesse surhumaine caractéristique à sa propre race. Plus aucun ride n'apparaissait sur son visage, devenant si sérieux et si intimidant qu'il aurait pu effrayé n'importe quel simple humain mais pas celui-ci. Frerenn semblait impassible devant les menaces du tueur à gage qui, intérieurement s'en réjouit.
-Tu veux peut-être essayer ?, demanda-t-il.
Après quelques secondes de silence d'une lourdeur intense, il lâcha l'homme loup et se cala lui aussi dans sa chaise, recommençant à rire à gorge déployée. Il fit un clin d'œil au jeune près de lui, faussement rassurant.
-Faut pas s'inquiéter, petit. On est entre amis, ici.
Son regard noir se posa de nouveau sur celui de Frerenn. Mordrakan, passa sa langue sur ses dents toute en passant un doigt sur sa très longue épée, déposée toujours sur la table, près de son heaume en forme de tête de loup.
-Aucune pitié, hein ? Ni aucune crainte. Je la voix dans tes yeux, très très loin derrière. Un peu comme moi... Laisse-moi te regarder, peut-être arriverai-je à en savoir plus sur toi, qui sait ?
Ce que les deux guerriers assis à la même table ignorait de Mordrakan c'est qu'il était autant un érudit qu'un combattant hors-pair. Il étudia le visage de son interlocuteur un instant, penchant sa tête de gauche à droite. Puis, un sourire sadique se dessina sur son visage,manifestement satisfait. Il prit un ton mystique, voir absent.
-Derrière cette montagne de muscle et cette esprit taciturne, se cache son contraire. Pour un homme calme et posé se cache la colère elle-même prête à charger quiconque peut la percer. Cette homme se croit capable de grimper les plus grands plateaux et de défoncer les plus puissants murs et c'est de ça que se nourrit la Colère... Son visage, arquant les signes de la guerre, il n'a peur que de lui-même...
Mordrakan secoua la tête, empreint à un autre crise euphorique. Décidément, il était dément.
-Pas mal, non ? Au jeune maintenant...
Il le regarda, l'étudiant longuement. Il semblait dubitatif à son égard. Il poussa même un grognement interrogatif à un moment.
- Faible... C'est ce qu'on dit de toi. Frêle, chez les tiens tu n'es pas un loup. Mais avec la fureur qu'on voit dans tes yeux, gare à toi si on te défie. Ferveur et volonté ont remplacés muscles et vivacité.
Mordrakan sortit une nouvelle fois de son étrange transe. Il regardait à présent le jeune homme.
-Fait preuve de courage et va voir ce marchand bedonnant... Il n'a pas l'air très hâtif à se faire aider.
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|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: " Des Marchands, des mercenaires, du sable à perte de vue ..." Mer 16 Nov - 22:22 | |
| Un silencieux combat s'engagea entre les deux hommes et de vieux souvenirs envahirent Elliot. Son père qui défendait son honneur face aux accusations qui se portaient contre sa femme avait un regard tout aussi froid et violent. Les yeux gris de l'homme à la hache n'étaient pas protecteurs mais on y lisait le même genre de force. Le louveteau se laissa aller à une vague d'attachement pour lui. Vague qui fut légèrement brisée par la question qui lui était adressée. On y sentait comme un doute, une accusation de faiblesse qui était semblable à celle qu'on voyait dans les yeux d'un capitaine qui doit choisir un de ses compagnons de jeu parmi les deux derniers louveteaux. Ceux qui n'ont été choisis par personne. Un sorte de question qui ressemble a "es-tu plus mauvais encore que tu en as l'air ?". « Dis-moi gamin, t'en as déjà fait des missions comme celle-ci ? »Le garçon lui sourit d'un air un peu gêné mais garda tout de même sa contenance. "Non, mais je n'ai pas peur. Je suis plus fort que j'en ai l'air."C'était une mauvaise question pour lui. Il n'avait jamais été employé pour escorter une caravane mais cela faisait presqu'une centaine de jours qu'il voyageait seul à présent et il avait affronté assez de rencontres désagréables pour ne plus trembler lorsqu'il était face au danger. Ce qui, en réalité, était l'enseignement le plus important qu'il puisse trouver afin de compléter l'entraînement de sa meute. En effet, lorsqu'on est paralysé par la crainte qu'on éprouve pour notre adversaire, on a beau avoir eut des années d'entraînement et les meilleurs professeurs qui soient, on ne vaut pas plus qu'un enfant sans défenses. Lorsque cette crainte est surpassée, on peut déployer réellement tout ce qu'on a apprit, et un peu plus même puisque la peur nous porte et nous amène à nous surpasser. L'homme tira une bouffée de fumée et se tourna à nouveau vers l'autre. Leur combat silencieux reprit. Il suffit alors de quelques mots pour envenimer la situation. Elliot se raidit et posa la main sur son arme, prêt à réagir au cas où un réel combat se lancerait. Mais l'homme à l'odeur de sang se rassit en essayant de le rassurer de quelques mots. Ce n'était pas un clin d'oeil qui allait vraiment détendre l'atmosphère, mais la tentative était tout du moins honorable. Il se livra alors à un étrange exercice qui revenait à essayer de deviner ce que cachait chacun d'entre eux. Les paroles qu'il adressa à l'autre mercenaire étaient plus ou moins compréhensibles. S'il touchait juste, elles signifiaient qu'il était moins calme qu'il voulait le laisser croire. Puis il se tourna vers Elliot et recommença à parler. Ses paroles énervèrent Elliot plus qu'autre chose. "Chez les tiens tu n'es pas un loup" ? Mais de quoi se mêlait-il ? Il se leva vivement et le défia du regard. "Il me semble pas que ma vie soit votre affaire. J'm'appelle Elliot et du reste ça ne vous regarde pas."Il regarda l'un puis l'autre d'un regard un peu hautain. "On est pas obligé de s'aimer mais on m'a toujours dit qu'il faut travailler avec les gens quoi qu'on en pense. Alors si vous pouviez éviter de vous battre."Leur attitude lui faisait atrocement penser à celle de ces adolescents qui se chamaillent pour savoir lequel des deux est le plus en marge de la meute. Cette fierté qu'ils trouvent dans leur attitude de "mauvais" et qu'ils ravalent dès que leurs parents leur mettent une rouste avait le don de mettre Elliot hors de lui. Probablement parce que c'était ces mêmes personnes qui avaient tendance à trouver un malin plaisir à s'attaquer aux plus faibles. En tout cas, retrouver cette puérilité chez des adultes était particulièrement désagréable. Il se dirigea d'un pas décidé vers le marchand qui ne savait pas vraiment comment réagir tant le garçon respirait la fureur. - "Tu veux quelque chose petit ?"- "J'imagine que ce gars là vous a parlé pour que vous m'engagiez ?"- "hum, oh pas vraiment, je comptais déjà le faire"Il était clair qu'il mentait, mais Elliot n'avait pas envie de s'attarder sur ce détail. L'important est qu'il était certain qu'il allait gagner de quoi manger. Premier point. Le deuxième point était un petit peu moins agréable puisque ça signifiait passer du temps avec les deux brutes. - "Et donc ? Vous attendez encore quelqu'un où on peut voir un peu ce qu'on est sensé protéger ? Savoir quand on part, où on va, et tout ça ?"Le marchand se raidit. Ce garçon manquait vraiment de savoir-vivre. Il se leva et lui fit face. - "La première chose c'est que tu vas éviter de t'adresser à moi comme ça. Je suis ton employeur et tu me dois le respect."Le louveteau le regarda incrédule. L'homme avait comprit qu'il n'aurait aucune emprise sur les deux autres de ses mercenaires et s'imaginait qu'il pourrait en avoir sur le plus jeune d'entre eux. Bien, si cette impression pouvait lui faire plaisir. - "Désolé. Je disais juste ça parce que si vous les laissez ainsi, ils vont s'entretuer avant qu'on parte."Il montra du pouce la table à laquelle étaient restés les deux autres et le marchand sembla comprendre qu'il était temps de prendre les choses en main. Il avait engagé des fortes têtes et allait devoir les occuper s'il ne voulait pas que les choses dérapent. Les deux revinrent donc à la table. (hrp : je te laisse gérer ta réaction et la prise en main du marchand. Je ne sais pas trop vers quoi tu comptais amener cette caravane, c'est toi l'instigateur après tout ) |
|  | | Frerenn Deadwood Maître de guerre

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 | Sujet: Re: " Des Marchands, des mercenaires, du sable à perte de vue ..." Jeu 1 Déc - 9:53 | |
| Un rire intense, sans interruption, résonnait à présent dans l'auberge. Les têtes à présent se tournaient vers le petit groupe. Le rire continuait, grondait. Un geste brusque. Une situation alarmante. Frerenn ne bougeait pas, calme. Il se tenait immobile, n'esquissant le moindre geste, le second mercenaire le tenant fermement par le col. Nul besoin de s'émoustiller, tout cela n'était que bravade, et ça, il le savait bien. Après avoir prononcé une brève provocation, le silence revint entre les deux hommes. Les secondes s'écoulaient. Nul bruit dans la salle. Dans les yeux de son adversaires, s'affrontaient la vie et la mort, la folie et la raison. Au terme d'un profond silence, lourd de conséquence, le rire du guerrier, une nouvelle fois se prolongea. Lâchant finalement Frerenn, l'adversaire d'un temps décocha au jeune acolyte un clin d’œil, qui, il fallait bien le reconnaître, sonnait légèrement faux dans cette situation saugrenue. Cet homme, il fallait le concéder, n'inspirait en aucune manière confiance. De son être entier émanait la perversité et la noirceur. De ses gestes s'échappait la violence. De nouveau, le terrible regard noir se posa sur lui, qui à présent se tenait les bras croisés, en silence, son postérieur vissé dans le fond de son siège.
La bouge cruelle s'étira dans un rictus malsain, avant de se livrer à un curieux babille. Ce manège, consistait, en quelque sorte, à lire dans l'âme des autres, à deviner leur caractère. D'ailleurs, les paroles qu'il osa proférer, trouvèrent un écho dans l'esprit de Frerenn. Curieusement, il éprouva un sentiment nouveau à l'égard de ce futur compagnon de route, qu'il ne savait vraiment comment définir. Ce n'était pas de la haine, encore moins du dégoût. Cela se rapprochait plus de quelque chose de … Le mot sympathie était encore un peu trop fort, mais cela s'en rapprochait. Prit d'une nouvelle crise d'euphorie aiguë, il renouvela son analyse, en passant cette fois ci à leur compagnon plus jeune. Celui-ci ne sembla pas vraiment apprécier l'expérience, se qu'il fit savoir de manière plutôt virulente. Il semblait de la même façon outré par leur attitude, et finit par s'éloigner en direction du chef des marchands, visiblement irrité. Un léger silence, encore un, s'installa entre Frerenn et son compagnon de route. Le Lycan finit par se tourner, et planta son regard dans celui du guerrier. Il finit par lâcher, d'un voix calme où perçait l'amusement.
« Finalement, il semblerait qu'il soit plus intéressant pour toi de garder ta tête sur tes épaules. Elle semble d'ailleurs plutôt remplit, se serait trop pesant pour le vieux manche de ma hache que de la faire tenir dessus ; Frerenn sourit à ces mots avant d'ajouter : Je sens que ce bout de chemin sera des plus intéressant. Toutefois, on devrait arrêter ce genre de scène devant le gamin, il va finir par se pisser dessus. Et puis, on ne va pas le nier, on c'est étonnamment comporté comme de vulgaire gosse pubère. Personnellement, j'ai passé l'âge pour ce genre de connerie, mais je t'avouerais que ta tête ma fait renouer avec de vieux souvenirs, qui autrefois m'amusaient beaucoup. »
Le Lycan tira un légère bouffée sur sa pipe, et crachota quelques nuages de fumée verdâtre. Un léger sourire se figea sur sa face, avant de disparaître. Décidément, il commençait à changer d'avis sur ce type, bien que son aspect était toujours à ses yeux des plus meurtriers
« Quoi qu'il en soit, nous n'avons toujours pas entamé les présentations. Mon nom est Frerenn Deadwood, natif des contrés de Thodia. Et entre nous, ce gamin risque de nous donner du fil à retordre. J’espère juste qu'il pourra se rendre utile si la petite promenade de santé qui nous attend venait à se gâter. Ton avis m'intéresse sur ce point. Qu'est-ce que tu penses de lui, en toute franchise ? »
La voix de Frerenn s'éteint, doucement. Il suivit du regard le jeunot qui revenait vers eux, en compagnie de leur employeur du moment. Celui se posta devant ces derniers, et les toisa d'aussi haut que lui permettait sa petite taille. Le jeune garçon s'assit à la table, à côté de Frerenn, tandis que le marchand se tenait debout en face d'eux. Il finit par lâcher, d'un ton pressant, que la route serait longue, et qu'ils devaient penser à se mettre en route, dans les plus bref délai. Les hommes, à peine assis pour l'un d'entre eux, se levèrent, et sortir de l'auberge, suivit par le reste des marchand, ayant réglé leurs consommations auprès du tenancier. Le chef des commerçant guidait la troupe à travers l'oasis, les menant vers l'emplacement où se trouvaient les caravanes, à la sortie de la petite ville. Quatre caravanes pourvues de chevaux les y attendaient. Les marchands s'y installèrent, et entamèrent les préparatifs du départ. Onur, tel était le nom du négociant, expliqua d'un ton circonspect, les postes de chacun. Frerenn, lorsqu'ils entameraient la traversée du désert, jouerait le rôle d'éclaireur, tandis que les deux autres, garderaient chacun un flanc du convoi. Sur ces mots, la caravane se mit en route, ayant pour destination la capitale des Hommes. | Spoiler: | | | Désolé pour l'attente, j'ai pas énormement de temps en ce moment :/ |
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|  | | Mordrakan Sombracier Ephaëlyen débutant

Messages : 58 Métier : La main qui tien l'épée Age du personnage : 45 Alignement : Loyal Mauvais En couple avec : Célibataire Ennemis : Eramos d'Irifuse
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 | Sujet: Re: " Des Marchands, des mercenaires, du sable à perte de vue ..." Lun 5 Déc - 17:16 | |
| Mordrakan jeta un oeil au svelte et jeune lycan qui, la colère dans l'âme, se leva brusquement pour aller s'adresser à leur employeur. Il se voulait menaçant mais manquait de persuasion. Peut-être était-ce son manque d'expérience ou sa tête qui ne lui revenait pas. Du coup, il vit que l'homme bedonnant ne semblait pas non plus certain à son égard, l'envoyant presque promener. Le lycan d'âge mure sourit légèrement avant de rapporter son attention sur le grand gaillard assis devant lui. C'était un dur, et c'est que Mordrakan avait voulu savoir en le provocant de la sorte. Son esprit était fort, en ayant vu d'autres. Peut-être pourrait-il s'entendrer avec lui mais avec le jeune c'était impossible. S'ils auraient été ennemis, il n'aurait pas donné chère de sa peau. Le costaud lui adressa la parole mais fut seulement intéressé par une partie de so discours.
« Finalement, il semblerait qu'il soit plus intéressant pour toi de garder ta tête sur tes épaules. Elle semble d'ailleurs plutôt remplit, se serait trop pesant pour le vieux manche de ma hache que de la faire tenir dessus... »
-Finement remarqué, mercenaire. Je suis heureux que nous nous accordons sur ce point.
Il sourit bêtement, lui faisant se rappeller des paysans sympatisant entre eux.
« Toutefois, on devrait arrêter ce genre de scène devant le gamin, il va finir par se pisser dessus. Et puis, on ne va pas le nier, on c'est étonnamment comporté comme de vulgaire gosse pubère. Personnellement, j'ai passé l'âge pour ce genre de connerie, mais je t'avouerais que ta tête ma fait renouer avec de vieux souvenirs, qui autrefois m'amusaient beaucoup. »
-Quelle sensibilité ! Je n'en avais pas cru autant venant de toi, mon grand. J'espère que tu ne pleureras pas durant le voyage. Ça risquerait de m'attendrir aussi et à quels idiots nous ressemblerions, je te le demandes !
Mordrakan vu l'atmosphère changer sous ses yeux, devenant plus calme que tout à l'heure. Le lycan devant lui se calla dans son siège et continua à fumer un bête sourire aux lèvres. Soit il commençait à l'apprécier soit il se jouait de lui. Dans les deux cas, Mordrakan n'aima pas ça. Il n'était pas là pour socialiser- il en avait horreur - mais pour se battre et allourdir un peu plus d'or sa bourse.
« Quoi qu'il en soit, nous n'avons toujours pas entamé les présentations. Mon nom est Frerenn Deadwood, natif des contrés de Thodia. Et entre nous, ce gamin risque de nous donner du fil à retordre. J’espère juste qu'il pourra se rendre utile si la petite promenade de santé qui nous attend venait à se gâter. Ton avis m'intéresse sur ce point. Qu'est-ce que tu penses de lui, en toute franchise ? »
-Un vulgaire petit sac de viande trop frais pour pouvoir cuire comme il le faut, si tu veux mon avis. Un simple jeunôt qui n'a pas encore toutes ses dents de poussées. Peut-être crit-il encore sa mère lorsqu'il voit le danger arriver ? Sincèrement ? Je n'en ai cure et tu devrais faire pareil. Je ne laisse pas les faibles dicter ma conduite. S'il s'avère être plus un obstacle qu'une aide, je le tue. Son air grave devint alors plus calme et un sourire un coin apparu sur son visage.
-Mordrakan... , se présenta-t-il.
C'est alors que le jeune et le gros revinrent au trot. L'employeur leur somma de partir sur le champ, la route étant longue. Avec une lenteur presque arrogante, Mordrakan positionna son heaume sur sa tête et se leva suivant le reste du groupe vers la caravane postée à l'extérieure de la tente. Onur donna le feu vert et tous partèrent au rythme de la caravane. Mordrakan gardait le flanc gauche de la caravane pendant que leur petit ami s'occupait du flanc droite. Une tâche à la hauteur de ses capacité ! Tous prirent la direction du nord pour se rendre en Aurore. Cela réjouis un peu le loup à l'armure noire qui devait se rendre justement dans ces contrées. Il marchait de façon droite et militaire, ne laissant déranger sa mission. De toute, façon, si cela tournait trop au vinaigre, Mordrakan s'était déjà créé une porte de sortie. Il tuerais les marchand et prendrait leur or. Si quelqu'un s'en mêlait, il les tuerait aussi. Tuer n'était pas mal dans l'esprit du loup garou. Si cela s'avérait nécessaire, il ne devait pas hésiter. Sa sociopathie l'amusait quelque fois, voyant les autres tant hésiter à enlever une vie pour préserver la leur.
Le fil de ses pensées furent interrompu par une vision dans son sillage. Six silhouettes armées arrivaient de l'ouest en cheval. Tous avaient des voiles blancs cachant leurs traits. Des bandits du désert, comprit-il.
-On va s'amuser !, cria-t-il afin de prévenir les autres.
La bande de malfrats tournèrent autours de la caravane, faisant lever une couche épaisse de poussière et de sable. Leur vision diminuée, Mordrakan ne perdit cependant pas la maîtrise de la situation. Il dégaina Corruption, son arme de prédilection et attendit patiemment qu'un des voleurs, dans son arrogance, passe trop près de lui. Cela ne tarda pas d'arriver, envoyant un coup latéral à la jambe gauche avant du cheval qui s'écroula, il suivit la trajectoire du cavalier qui alla s'écraser sur le manteau doré du désert. Le laissant se relever, il ne le laissa cependant le temps de répliquer. Déviant avec aisance son cimetèrre, il enfonça son épée longue en plein estomac, lui arrachant la vie.
- À qui le tour, bande de limaces invertébrées ! Tâtez de ma Corruption !
Le rire maintenant si familier pour ses compagnons de voyage rententit une nouvelle fois.
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|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: " Des Marchands, des mercenaires, du sable à perte de vue ..." Sam 10 Déc - 22:23 | |
| Lorsque le marchand et Elliot revinrent à la table, l'ambiance s'était calmée. Le marchand les mena à la caravane et indiqua à chacun sa place. Elliot prendrait le flanc droit. Il avait remis la cape qui le protégeait des affres du désert. Ils voyageaient vers le Nord, vers Aurore. Le garçon avait entendu parler de cette ville et il avait hâte d'y être. Parce qu'il aurait à nouveau un peu d'or en poches, déjà, mais également parce que ce serait la fin de sa collaboration avec les deux autres brutes. Il gardait un œil sur l'horizon. Cela faisait déjà quelques heures qu'ils marchaient lorsqu'un nuage de poussière commença à s'approcher. Ils étaient six. La vitesse à laquelle ils allaient étaient plus un handicap qu'autre chose. Plus exactement, s'ils cherchaient à être impressionnants c'était l'attitude rêvée, mais pour ce qui était de l'efficacité, c'était plutôt de l'idiotie. Mordrakan cria pour indiquer l'attaque, alors que les bandits commençaient à tourner autour d'eux. Y avait il un petit groupe qui avait pris Frerenn ou était-il en position pour les prendre à revers ? Il oublia son interrogation en voyant un homme qui se dirigeait vers lui. Il resserra sa prise sur sa lance et roula latéralement pour éviter la charge et termina son mouvement en étendant sa lame vers la patte arrière de l'animal. Le tendon d'Achille claqua et l'animal s'effondra dans un nuage de sable. Son cavalier, lui effectua un magnifique vol plané et tomba dans un craquement sinistre. L'angle de son cou indiquait clairement que la chute lui avait été fatale. Le louveteau fit une grimace. Non pas de dégout mais parce qu'il se dit que les deux autres allaient juste penser que c'était un coup de chance. Un hurlement lui indiqua qu'un autre bandit était tombé. Ils n'étaient donc plus que quatre. Si c'était ça des bandits, il n'avait pas vraiment à se faire de soucis.
Le rire un peu fou de Mordrakan planait sur la scène, ce qui ne devait pas vraiment rassurer les bandits.
Le suivant avait eut la bonne idée de descendre de sa monture avant d'entamer le combat et le louveteau se retrouva donc aux prises avec lui. Il évita quelques coups, en rendit quelques uns, lorsqu'un autre apparu derrière lui. Le cri de défiance de Mordrakan n'avait pas vraiment attiré les adversaires de son côté. Voyant que le flanc opposé était gardé par un simple gamin, ils avaient dû penser qu'il serait bien plus simple de la prendre de ce côté là. Le garçon se trouvait donc aux prises avec deux adversaires, l'un devant lui, l'autre derrière.
"Lâches. Attaquer un enfant à deux contre un ?"
D'un mouvement circulaire au niveau des genoux il en faucha un dont l'articulation craqua sous le coup. Il laissa échapper un gémissement et voulu frapper à son tour mais Elliot évita le coup. L'autre, derrière lui, lui porta un coup avec la garde de son sabre et le louveteau s'effondra sur le sable dans un bruit sourd. Le blessé leva son sabre pour l'achever alors que l'autre avait déjà baissé sa garde. "Idiot" pensa Elliot. On ne baisse pas sa garde lorsque quelqu'un est à terre. D'autant moins avec une lance. La base de la lance frappa son tibia et il perdit l'équilibre, se trouvant un court instant dans la trajectoire de la lame de son acolyte qui arrêta son mouvement. Le louveteau se redressa et se mit en garde. Dans la situation actuelle, avec la douleur qui lui traversait le crâne à cause du coup, il ne pouvait qu'espérer survivre assez longtemps pour que l'un des mercenaires vienne l'aider. Mais leur demander de l'aide ne lui plaisait pas du tout. |
|  | | | | " Des Marchands, des mercenaires, du sable à perte de vue ..." | |
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